
Nous avons appris avec tristesse le décès de Mo Gourmelon, survenu le 3 mai 2026 à l’âge de 64 ans. Membre de l’AICA-France, Mo Gourmelon avait suivi des études d’histoire de l’art à Rennes, où elle avait soutenu un mémoire intitulé « La mise en situation d’une œuvre d’art dans une autre œuvre » en 1985. Peu de temps après, elle avait pu assister Jean-Hubert Martin pour l’exposition « Les Magiciens de la Terre », avant d’étudier à l’École du Magasin (Grenoble) à la fin des années 1980. En 1994, elle avait pris la direction artistique de l’Espace Croisé (Roubaix), un centre d’art qui ouvrirait l’année suivante et deviendrait un des lieux emblématiques de l’art vidéo en France. Elle y demeura à la direction une quinzaine d’années, mettant en avant le travail de nombreux·ses artistes par le biais de publications accompagnant les expositions, mais aussi du site Internet Saison Vidéo. Sa pratique de critique d’art se déployait dans de nombreuses revues : Art présence, Turbulences vidéo, Beaux-arts magazine, Artefactum, Arts magazine, Canal… Elle y défendait le travail d’artistes comme Marie Voignier, Jeanne Susplugas, Virginie Yassef, Maïder Fortuné, Sarkis, Jean-Charles Hue, Joël Bartoloméo ou Valérie Mréjen. Dans un entretien paru dans 02 et mené par Mathilde Villeneuve, elle estimait que le milieu de l’art contemporain était « le lieu de la permission, de la porosité et du mélange », défendant son intérêt pour un possible « incroyable » tant dans la vie que dans l’art.












