Fanny LAMBERT

Diplômée d’un cycle de muséologie à l’Ecole du Louvre, Fanny Lambert est critique d’art, journaliste, commissaire d’expositions indépendante (CEA) et enseignante. Spécialisée en art contemporain et photographie, elle s’intéresse particulièrement au corps dans l’image et s’oriente rapidement vers l’Art Corporel des années 1970 où ses inclinaisons pour les spécificités de monstration des productions dites éphémères ou performatives croisent les recherches qu’elle a nourrit pour Michel Journiac (2010).

Elle est également depuis 2016 en charge de développer un pôle « Art contemporain » à la galerie Gradiva à Paris où elle a présenté le travail de Mathieu Bonardet, Agnès Geoffray ou encore Stéphanie Solinas. Une grande exposition d’une trentaine d’artistes se tient cet hiver (2020) autour du noir et emprunte au recueil de Jacques Roubaud le titre de Quelque chose noir.

Outre la rédaction de textes en direction des artistes, des institutions (elle a fait du conseil et de la rédaction pour Les Rencontres d’Arles notamment), de la presse spécialisée pour laquelle elle a écrit ces dernières années (L’Oeil de la Photographie, Beaux Arts, de l’air, Hors d’Oeuvres etc..) ou encore de catalogues, elle co-fonde en 2016 un projet expérimental en ligne intitulé « Amorces » (a-m-o-r-c-e-s.fr) et a fait partie à sa création du comité de rédaction de la revue « Possible ». Particulièrement attentive à la création émergente (« Première » 2017, CAC Meymac / Prix « Taupin et Kespar »), jury pour des diplômes ou des prix, elle s’attache à conduire une mise en regard de l’art contemporain et de l’image dans les pratiques actuelles. Depuis 2016, elle enseigne l’Histoire de l’art des années 1960 à nos jours à l’Université Paris VIII-Saint Denis où elle tente d’expérimenter un réinvestissement de l’approche critique de l’image mêlé au discours théorique. Portée par une réflexion sur les possibilités de visibilité de l’œuvre, c’est dans cette perspective qu’elle entend mener des recherches autour des notions de visibilité et d’invisibilité, et de perception à l’œuvre. Son attrait pour les créations sonores, le texte dans les pratiques nommées plastiques et les réflexions de l’image autour du monde traverse, tels des motifs, un projet puis un autre.

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