Rencontre de critique d’art Pensées Périphériques

La dissension dans la critique d’art
Critères, présupposés et alibis de la critique d’art à l’épreuve

Samedi 10 juin à Station Ausone de 14h à 18h
8 rue de la Vieille Tour, Bordeaux

Les trois conférences et le débat (avec une modération de Bernard Lafargue) seront enregistrés et retransmis en direct sur la chaîne youtube de la Librairie Mollat, dont voici le lien: https://www.youtube.com/user/LibrairieMollat


Yves Michaud, philosophe et critique d’art, Maxence Alcalde, critique d’art et fondateur du blog OSSKOOR et Imma Prieto, critique d’art et commissaire d’exposition espagnole, propose pour cette deuxième édition des conférences et de débattre autour de la thématique :

 

La programmation de la deuxième édition

Présentation des critiques et des conférences :

YVES MICHAUD

La critique d’art : quelles pratiques pour quel monde de l’art ?

Critiquer signifie étymologiquement trier.
Il y a plusieurs manières de trier et de faire valoir le tri. Et donc autant de sortes de ” critiques ” : le connaisseur, le publicitaire, le poète, l’historien de l’art, le philosophe, le journaliste, le curateur, le parasite, etc., etc. Yves Michaud passera en revue ces postures critiques anciennes ou plus récentes et s’interrogera alors sur les implications et conséquences de ces approches.

Yves Michaud a enseigné la philosophie aux universités de Clermont-Ferrand, Montpellier, Rouen, Berkeley, Édimbourg, Tunis et Sao Paulo, puis à Paris Sorbonne. Il a été directeur de l’École des Beaux-Arts à Paris de 1989 à 1996 et poursuit son activité de critique d’art à travers préfaces et posts de blog ou sur Facebook. Il a été le concepteur et l’organisateur de L’université de tous les savoirs, une université populaire libre faisant le bilan des connaissances actuelles (www.utls.fr).
Il a publié de nombreux livres dont les essais sur l’art : L’art à l’état gazeux, L’artiste et les commissaires, Critères esthétiques et jugement de goût.

MAXENCE ALCALDE

« Jamais pro » : bricolage et critique d’art.

Dès sa création, la critique d’art à été pour la plupart des individus se livrant à cette activité une pratique souvent annexe à un projet d’écriture plus général (poésie, littérature, journalisme, etc.). Écrire sur l’art consistait à inventer un vocabulaire — une manière ad hoc — pour parler d’œuvres en construction. Cette pratique pouvait alors assumer — et parfois revendiquer — son aspect bricolé, voire son amateurisme. Qu’en est-il de cette posture aujourd’hui ? En quoi la « professionnalisation » de nombreux secteurs du monde de l’art a entrainé une forme inédite de normalisation des discours sur l’art ?

Maxence Alcalde est blogueur (osskoor.com), critique d’art et commissaire d’exposition. Il enseigne la philosophie et la culture générale à l’École Supérieure d’Art de Design Le Havre-Rouen (esadhar) et anime des ateliers d’écriture au sein du Master Création Littéraire (esadhar/université du Havre). Ses recherches portent sur les imaginaires à l’œuvre dans l’art contemporain et la critique d’art. Il est notamment l’auteur de L’Artiste Opportuniste. Entre posture et transgression (L’Harmattan, 2011).

IMMA PRIETO

L’écriture comme utopie : sans dialogue, il n’y a pas de critique

Penser à l’écriture, c’est entrer dans un territoire qui mène à l’altérité. Cette expérience peut s’avérer étrange, paradoxale, aussi bien dans les lectures que nous faisons que dans les textes que nous écrivons. Qui atteignons-nous lorsque nous lisons ? L’auteur ou le lecteur ? Pour qui écrivons-nous ? Pour l’autre, pour celui qui lit ou pour nous-même ? Et si nous le faisons pour nous, à qui nous référons-nous ? N’y a-t-il pas un dédoublement entre le sujet qui écrit et ce qui est écrit par ce sujet ? Cette même dualité se produit dans toute création artistique, qu’elle soit littéraire, musicale ou relative aux arts visuels. Par conséquent, je voudrais tenir compte de l’importance d’aborder ce qui peut se présenter comme paradoxal, impossible et utopique dans la critique d’art.

Critique d’art, commissaire d’exposition indépendant, Imma Prieto est aussi chercheur et professeur d’art contemporain et des nouveaux médias à l’Université de Girone en Espagne, elle intervient également dans le programme d’études curatoriales de l’Université Ramon Llull de Barcelone. Elle a organisé plusieurs expositions à l’échelle nationale et internationale : Temp Art Space (New-York), Hirshhorn Museum (Washington), MucaRoma (Mexique), Palazzo Ca’Tron (Venise), REMA (Rome), Artium (Vitoria), Fondation Joan Miró et le centre d’art ​​Fabra i Coats (Barcelone)… . Elle écrit régulièrement dans des journaux et revues d’art ( La Vanguardia, Bonart, A*Desk et Artichaut) et a été manager du groupe de recherche européen ELAA (European Archive Live Art).

Vous pouvez télécharger ici : le dossier de présentation Rencontre de critiques d’art Pensees Peripheriques

Site internet de Pensées périphériques

Share on FacebookShare on LinkedInTweet about this on TwitterShare on Google+Email this to someonePrint this page