Olivier Leroi  DESSINS CHOISIS  (FAISAN COMPRIS)

Vernissage le jeudi 16 mars de 14h à 20h

Galerie Patricia Dorfmann

Rencontre avec Gilles A. Tiberghien autour des œuvres d’Olivier Leroi, le vendredi 17 mars à 18h30

Exposition du 16 mars au 8 avril 2017

Commissaire de l’exposition : Marguerite Pilven

La Galerie Patricia Dorfmann est heureuse d’inviter Olivier Leroi à présenter son travail pendant le Salon du dessin. Cette exposition est une première collaboration et entre dans le cadre d’un «Special Projects». Le commissariat de l’exposition est confié à Marguerite Pilven.

Cette période de communications troublées dans l’espace public me rappelle une parole du philosophe Benny Levy qui, revenant sur les principes de la démocratie via l’Alcibiade de Platon, évoquait la nécessité de “méditer sur la manière dont l’accord se fait, de penser l’évènement du raccordement”. La singularité de l’œuvre d’Olivier Leroi pourrait se situer ici, dans une invitation à reconsidérer l’espace de la rencontre à travers un “partage du sensible”, pour employer la belle expression de Jacques Rancière.

Par des gestes simples de transformation d’objets qui se trouvent à la portée de ses yeux et de sa main, il expose des principes d’observation de la réalité, des questions quant à la façon que nous avons de nous y inscrire, de nous la représenter et d’en partager la singulière beauté. A ce titre, ses œuvres peuvent être considérées comme autant d’outils de lecture et d’interprétation de la réalité dans la diversité de ses manifestations. Qu’un Christ ou un Pinocchio trouvent à s’incarner dans un bois de bourdaine, une “mère d’artiste” dans un confit de canard ou une maison dans une plume d’oie sauvage, tout semble surgir avec évidence par la magie du lien, par l’activation d’une mémoire qui classe, associe et d’une main qui fait migrer les formes par un geste précis de découpe, d’extraction, de forage. Au-delà de la forme, c’est ce chemin du raccordement que partage Olivier Leroi avec le regardeur. Et si l’on s’accorde volontiers sur le fait que son travail est doté d’humour, ce dernier n’est pas une fin en soi, mais plutôt la conséquence heureuse d’une façon de voir qui fait jaillir un état singulier de présence aux choses.

L’œuvre d’Olivier Leroi est réjouissante à fréquenter parce qu’elle résiste à la banalisation croissante du monde, dans ses visions les plus communément partagées. Elle résonne singulièrement avec cette “économie de l’attention”qui d’après Yves Citton constitue aujourd’hui ” la première rareté et la plus précieuse source de valeur”. Si ce que nous croyons voir (et savoir) peut-être limitatif et rendre distrait, la conscience de ce que nous pourrions voir et de ce qu’il reste à savoir, augmente au contraire l’acuité de présence au monde et à soi.

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Olivier Leroi

Forestier de formation, Olivier Leroi nourrit son travail de sa relation à la nature. Toutefois, celle-ci n’en reste pas moins un outil qu’il transcende pour lui donner une signification supplémentaire. Son regard fin et aiguisé le conduit à redéfinir les choses qui l’entourent et à nous offrir une nouvelle interprétation du réel. Né en 1962 en Sologne, il est élève en 1995 de l’Institut des Hautes Etudes en Art Plastiques dirigé par Pontus Hulten. Ses moyens d’expressions sont aujourd’hui divers : dessin, sculpture, vidéo, photographie. Son parcours est marqué par des voyages et des résidences à l’étranger qui lui permettent de mettre à jour des projets comme Première neige au Pays Dogon ou Un drapeau pour l’Antarctique. Il a également réalisé à ce jour six commandes publiques dont une a été mise en lumière par le ministère de la Culture pour les 60 ans du 1% artistique, en 2011. Son œuvre est présente dans de nombreuses collections privées et publiques dont : Collection Claude Pompidou, collection François Schneider, FNAC, FRAC Limousin, FRAC Haute Normandie, FRAC Bretagne… et a fait l’objet de nombreuses distinctions : prix Altadis en 2002, prix “talents contemporains”, section sculpture, de la Fondation Schneider en 2014. En 2015, les éditions Actes Sud publient sa première monographie intitulée “Chronopoétique”. Elle comporte un écrit d’Olivier Kaeppelin, directeur de la Fondation Maeght, un entretien de l’artiste avec Gilles A. Tiberghien, philosophe, des textes de Yves-Marie Paulet, chercheur à l’Institut européen de la mer (IEM) et d’Emmanuel Pierrat, écrivain et avocat.

www.olivierleroi.net

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Marguerite Pilven

Philosophe de formation, Marguerite Pilven est critique d’art et commissaire d’exposition, et récemment membre de l’AICA. Elle a écrit sur le travail d’environ 150 artistes depuis 2004 et réalisé 14 expositions depuis 2011, en qualité de commissaire invitée par des galeries privées, des centres d’arts, des associations et des musées. Ces expositions se construisent en collaboration étroite avec les artistes. Elle est actuellement chargée de communication au Centre d’art contemporain Les Tanneries, à Amilly.

www.margueritepilven.net

crédit photo : François Lauginie

Télécharger le communiqué de presse de l’exposition : communique-olivier-leroi

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