Historique ADagbert005

Ramon Tio Bellido et Anne Dagbert — Lac de Vassivière, Septembre 1993

Hommages de Ramon Tio Bellido et Christophe Domino

Ramon Tio Bellido /////

Je suis un peu sans voix face à cette disparition. C’est décidément un peu trop, ou trop près… Après Anne Tronche voici quelques mois, c’est maintenant Anne Dagbert qui nous quitte.

Autrement dit, ce sont les deux amies les plus proches qui m’ont secondé pendant ma présidence de l’AICA qui disparaissent presque coup sur coup…

Anne Dagbert a été une complice indispensable et attentionnée, présente et engagée, en un mot exceptionnelle. Affable bien sur, disponible certainement, toujours partante pour s’autoriser quelques échappées hors des circuits battus lors de nos pérégrinations congressistes, elle m’accompagnait volontiers et avec un plaisir manifeste pour aller visiter d’improbables musées lors de notre présence à Puerto Rico, ou des ateliers sans adresses lors de nos séjours à Dakar ou au Caire… C’est grâce à elle que nous avons si bien conduits nos déplacements à Dijon, à Vassivière et à Rennes pendant les années où nous dirigions les affaires de l’AICA France; c’est en grande partie grâce à son concours et à sa dévotion que nous avons pu mieux « affiner » les recommandations tarifaires pour nos prestations critiques.
Mes responsabilités à l’AICA sont naturellement liées aux soutiens d’Anne Dagbert et d’Anne Tronche. J’ai ensuite toujours gardé des relations d’amitié – d’affection- avec elles, et les voir pour quelque occasion que ce soit était un plaisir intense. Leurs absences rapprochées et soudaines m’affectent profondément, si elles ne me laissent un peu désemparé…
Je mesure la chance qui a été la mienne de pouvoir côtoyer deux femmes sensibles, intelligentes, singulières, heureusement proches et critiques dans les affaires que nous avons eu à gérer comme dans les discussions et les points de vue que nous avions plaisir à partager.
Comme un pied de nez, le glas du clocher de l’église sonne ce matin, toujours trop tôt, toujours à contretemps…
 
Christophe Domino /////
Ma dernière rencontre avec Anne était précisément au cimetière Montparnasse, et elle avait encore cette présence chaleureuse au travers de la tristesse que nous partagions pour Anne Tronche ce jour.
Alors bien sûr, pour sa généreuse bonne volonté, son énergie participative fidèle et mesurée, sa délicatesse, sa conscience attentive à l’historicité de l’association, sa justesse, la disparition d’Anne fait aussi un voile de tristesse en pensant, à la suite des tiennes, ami Ramon, à “mes” années AICA aux côtés de Catherine Francblin d’abord puis avec les deux autres bureaux constitués par la suite. Rien de l’esprit fondateur de l’AICA ne lui manquait, attentive au collectif.
En môme de province, j’aimais aussi d’Anne une certaine façon d’être parisienne, à la ville et dans son métier, un Paris des amitiés dont elle était entourée, quelque chose d’une “rive gauche” humaniste et ouverte qu’elle portait bien, où la proximité de l’art et des artistes avait la profondeur d’une vraie familiarité.
Elle reste une figure qui nous aide à savoir qui nous sommes.
 
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