Dans le cadre d’un partenariat exceptionnel avec la section française de l’Association internationale des critiques d’art, le Centre culturel canadien présente deux expositions mettant à l’honneur les lauréats du Prix AICA France de la critique d’art. D’une part, La rétrospective des prix 2013-2016 et, d’autre part, Klaus Speidel, lauréat 2015, présente Benjamin Hugard : Useful abstraction.

La galerie duvernissage salle prix aica rez-de-chaussée présente la rétrospective des performances filmées de tous les critiques d’art membres de l’AICA qui se sont produits en public selon le format chronométré du Pechakucha et devant un jury de pairs international pour défendre leur artiste depuis l’origine du Prix en 2013. Parmi cette quarantaine de critiques, on découvrira les prestations des lauréats Anne Tronche, Marie-Cécile Burnichon, Marc Lenot, Mathilde Roman, Klaus Speidel et Jens Emil Sennewald qui se sont illustrés en défendant le travail de Laura Lamiel, Miriam Cahn, Estefanía Peñafiel Loaiza, Émilie Pitoiset, Benjamin Hugard et Agnès Geoffray.
Le Centre culturel canadien présente une œuvre de chacun des artistes défendus par les lauréats. L’exposition met ici l’accent sur le rôle du critique d’art, comme sur la multiplicité de personnalités, d’approches, de tons, ainsi que sur la relation privilégiée entre l’artiste, choisi parmi tous les possibles, et le ou la critique d’art qui le défend. Le Prix donne un éclairage tout à fait singulier sur la diversité et le dynamisme de la scène artistique en France, toutes cultures confondues.

Dans la galerivernissage salle speidele du 1er étage, Klaus Speidel, lauréat du Prix AICA France 2015, présente Benjamin Hugard. Avec Useful abstraction, Speidel et Hugard poursuivent l’exploration des dispositifs de construction d’images et des systèmes de représentation qui sont au centre de leurs recherches respectives. L’exposition confronte la notion d’auteur à ses limites à travers deux ensembles : Le Corridor de Vasari, une série d’autoportraits révélant une main-d’œuvre chinoise généralement anonyme et invisible, et un ensemble de tableaux abstraits mettant en lumière ces fonds « utiles » de la photographie publicitaire de produits conçus pour être les simples faire-valoir des objets phare du commerce mondialisé. L’artiste s’approprie ici le travail des artisans de l’ombre tout en leur donnant paradoxalement, et le temps de ce projet collectif, un rôle de premier plan qui contredit la nature même de leur travail. Le livre produit par l’AICA France et RVB Books à l’occasion du Prix est présenté dans l’espace d’exposition tel une œuvre au statut incertain. Objet conceptuel en soi, il est réalisé à partir d’images rejetées choisies à même le fonds d’un grand photographe publicitaire belge, Jean-François De Witte. La présence de l’ouvrage prolonge le questionnement sur l’auteur et la frontière entre art et non-art qui relie les différentes propositions.

Informations pratiques :

Expositions présentées du 23 septembre au 22 octobre // Entrée libre

Ouvert exceptionnellement pour la Nuit blanche le samedi 1er octobre de 18h00 à minuit et à l’occasion de la FIAC le samedi 22 octobre de midi à 18h00.

Centre culturel canadien, 5, rue de Constantine – 75007 Paris

Accès : Métro et RER : Invalides, Bus : 28, 49, 63, 69, 83, 93

Horaires d’ouverture :du lundi au vendredi de 10h00 à 18h00.

www.canada-culture.org

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